Mort de Rémi Fraisse: le parquet requiert un non-lieu

Le procureur de Toulouse (Haute-Garonne), Pierre-Yves Couilleau, a requis un non-lieu le 20 juin pour clore le dossier de la mort de Rémi Fraisse, ce jeune militant passionné de botanique tué le 26 octobre 2014 par une grenade offensive sur le chantier du barrage de Sivens (Tarn). Il demande donc aux juges d'instruction de prononcer un non-lieu en faveur du gendarme qui avait lancé la grenade, ainsi que des autres personnes impliquées dans le dossier. Le gendarme avait été entendu en tant que témoin assisté le 18 mars 2016 et n'avait pas été poursuivi. Il est probable que le non-lieu soit prononcé.

Un rapport de l'Inspection générale de la gendarmerie (IGGN) l'avait déjà blanchi en décembre 2014, estimant que les avertissements nécessaires avaient été effectués avant le tir de la grenade. Reste à savoir maintenant si les deux juges d'instruction vont suivre ce réquisitoire ou bien engager des poursuites en vue d'un procès. Le soir du drame, les forces de l'ordre se sont retrouvées face à "cinq opposants agressifs qui (jetaient) constamment toutes sortes de projectiles", selon le compte-rendu de la gendarmerie. Et le parquet y écrit qu'il a été fait "un usage proportionné de la force".

Le parquet de Toulouse est aussi revenu dans ses réquisitions sur la personnalité de Rémi Fraisse: "un jeune homme totalement intégré, calme, pondéré et pacifique". Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP.

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