Le PS ne votera pas la confiance au gouvernement

"Nous nous situons (.) clairement dans l'opposition au gouvernement d'Edouard Philippe".

"La majorité (la motion majoritaire du PS, NDLR) s'est réunie ce matin, et elle va préconiser au conseil national un vote de clarification et avec Emmanuel Macron et avec Jean-Luc Mélenchon, l'idée que nous ne serons pas dans la majorité présidentielle et donc que nous ne voterons pas la confiance" au gouvernement d'Édouard Philippe, le 4 juillet, a dit Cambadélis.

La formation, sortie essorée de ses lourdes défaites à la présidentielle et aux législatives du printemps, ne dit pas pour l'heure quel sort pourrait être réservé aux parlementaires qui donneraient leur confiance au gouvernement. "[.] Mais notre attachement à la République n'était pas un blanc-seing au projet défendu par Emmanuel Macron", peut-on lire dans cette résolution. Selon une journaliste du Figaro, les discussions étaient compliquées. Le Premier secrétaire Jean-Christophe Cambadélis, qui a annoncé dès dimanche son départ de la direction du PS, a été "applaudi très longuement".

"Nous ne sommes pas dans le mandat impératif", a souligné Rachid Temal, même si les statuts du PS prévoient théoriquement que les décisions du Conseil national s'imposent aux parlementaires.

Des représentants de l'aile gauche du parti comme Guillaume Balas, proche de Benoît Hamon, souhaiteraient que le "parlement" du PS tranche encore plus nettement. "Nous allons aussi avoir un débat en groupe pendant encore deux semaines, et à l'issue de ce débat nous verrons qui sera sur quelle position", a-t-il dit.

La formulation retenue dans ce texte, approuvé à environ 85%, n'interdit donc pas aux députés qui le voudraient de s'abstenir.

Réélu jeudi à la tête des rescapés du groupe PS et apparentés, le député de Seine-et-Marne Olivier Faure a semblé espérer pouvoir encore convaincre ses collègues.

"Moi, je ne souhaite pas qu'on commence cette législature par des mesures de caporalisation". (.) N'attendez pas de miracle.

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