Le nouveau gouvernement vient d'être dévoilé — Remaniement

Édouard Philippe a déclaré mercredi après l'annonce du nouveau gouvernement que les Français avaient montré beaucoup plus fermement qu'auparavant leur rejet du soupçon en politique. Dans les nouveaux entrants, on trouve des socialistes, des Républicains et des MoDem.

Après la réaction violente de Laurent Wauquiez ce mercredi matin, c'est au tour des alliés de François Bayrou de réagir à la démission des ministres issus du MoDem.

Six nouveaux secrétaires d'Etat font par ailleurs leur entrée au gouvernement. Membre du MoDem, Geneviève Darrieussecq devient secrétaire d'Etat auprès de la ministre des Armées.

Un simple remaniement "technique " avait été annoncé.

François Bayrou comme Marielle de Sarnez sont susceptibles de devoir répondre à la justice dans le cadre de l'enquête ouverte pour 'abus de confiance et recel'. A peine un mois après avoir pris leurs fonctions, les ministres MoDem ont ainsi démissionné. Il estime avoir été "la véritable cible" des révélations sur des emplois présumés fictifs au sein de son parti, "dans le but de décrédibiliser la parole du ministre qui devait porter" la loi sur la moralisation de la vie publique. La parité est plus que respectée puisque sur 19 ministres de plein exercice, le nouveau gouvernement compte 11 femmes. Il fait également l'objet d'une enquête préliminaire en Bretagne pour une affaire immobilière. "Il saisit l'opportunité de remanier son gouvernement et s'enlève trois épines du pied", analyse ce professeur à Sciences Po Paris spécialisé dans les scandales de la République.

La pression était devenue trop forte. Avec Florence Parly et Nicole Belloubet, la gauche est servie.

Les faits lui ont donné raison avec l'arrivée de Jean-Baptiste Lemoyne, premier parlementaire LR à avoir rallié En Marche!, et de Sébastien Lecornu, proche de Le Maire. D'après lui, il pourrait s'agir de Marielle de Sarnez.

"L'élection d'Emmanuel Macron est une chance pour notre pays et une chance pour l'Europe et pour l'équilibre du monde", a encore ajouté l'éphémère garde des Sceaux. Embourbé dans l'affaire des assistants parlementaires européens du MoDem, le ministre de la Justice est revenu ce mercredi sur son départ du gouvernement, qu'il refuse de qualifier de "démission". Il l'est encore, pour la petite histoire.

C'est pour retrouver sa liberté de parole et pouvoir ainsi se défendre qu'il dit avoir choisi de quitter le gouvernement qui aurait été alors "exposé": "je n'accepte pas de vivre sans liberté de parole, d'être condamné au silence quand mon honneur est en jeu".

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