Valls quitte le PS et siègera avec le groupe REM

Rappelons que Manuel Valls avait publiquement soutenu Emmanuel Macron dès le premier tour de l'élection présidentielle.

L'annonce de M. Valls conclut de façon logique une trajectoire entamée de longue date et sanctionne aussi son échec à mettre sur pied un groupe de centre-gauche en appui de la majorité présidentielle. Depuis la fin de la primaire à gauche, la rupture était inévitable entre l'ancien Premier ministre qui avait appelé à voter pour Emmanuel Macron plutôt que pour Benoît Hamon, malgré ses engagements. Ce mardi matin, il a annoncé sur RTL son départ du Parti socialiste. "Valls n'est pas le seul à porter le fardeau du quinquennat, il n'est pas le seul responsable du 49-3 ou de la déchéance de nationalité".

" J'avais écrit à Bertrand Delanoë, qui exerçait des responsabilités au sein du PS, en lui demandant si un jeune étranger, parce que j'étais Espagnol à l'époque, pouvait adhérer au Parti socialiste".

" Siéger dans le groupe En Marche, c'est une possibilité", a estimé l'élu d'Evry. Sur RTL, Manuel Valls ne se cache pas. Ce que La République En marche lui avait refusé, tout en acceptant de ne pas présenter de candidat en face de lui dans sa circonscription francilienne. "Les Français sont fiers d'avoir un Président qui les représente bien sur la scène internationale".

L'ancien ministre de l'Intérieur (2012-2014) puis locataire de Matignon (2014-2016) a évoqué sa "tristesse" et son "amertume" de voir "ce qu'est devenu" le PS, qui vient de subir une des plus larges déroutes de son histoire à la présidentielle comme aux législatives. "Il accuse le chef de file de la France insoumise d'adopter un discours politique " violent", de se livrer à des " amalgames " et de se lancer à des " accusations ".

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