Hulot s'engage à fermer des réacteurs nucléaires, "peut-être jusqu'à 17" (RTL)

Mais rien qu'à l'idée de se retrouver côte à côte avec celui qui a sorti les États-Unis de l'accord de Paris sur le climat, Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire, ne déborde pas de joie.

"Nous nous conformerons à la Programmation pluriannuelle énergétique", ou PPE, la feuille de route énergétique de la France créée par la loi sur la transition énergétique, a déclaré lundi à l'AFP une porte-parole d'EDF, l'exploitant des 58 réacteurs nucléaires français, sans commenter directement les déclarations de M. Hulot. Nous sommes dans une période de surproduction d'électricité, ce n'est pas un problème de fermer 17 réacteurs. "Laissez-moi planifier les choses, ce sera peut-être jusqu'à 17 réacteurs, il faut qu'on regarde", explique-t-il (voir vidéo ci-dessous à partir de la 11e minute).

Chaque réacteur a une situation économique, sociale et même de sécurité très différente.

La perspective haute de Nicolas Hulot, -17 réacteurs-, est un minimum pour la Cour des comptes.

Il a également confié: "Si nous voulons atteindre l'objectif, mécaniquement, à mesure que nous allons baisser notre consommation et diversifier notre production, nous allons fermer un certain nombre de réacteurs ". Le ministre, qui veut "planifier" cette transition vers une production d'électricité plus diversifiée, n'a pas détaillé son calendrier. Pour rappel, cet objectif vise à réduire de 50% la production d'électricité d'origine nucléaire, le tout, d'ici 2025.

Sur le nucléaire, le candidat Macron avait promis qu'il maintiendrait l'objectif de réduire la part à 50% en 2025.

Nul doute que les bras de fer gouvernementaux vont être musclés dans les semaines à venir pour parvenir à des solutions.

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