Arrestation du héros qui a stoppé le WannaCry — Piratage

Il s'était rendu la ville pour la conférence annuelle Def Con où des pirates, des experts en sécurité et des chercheurs se réunissent pour discuter de problèmes de cybersécurité. Accusé avec plusieurs autres professionnels de sa trempe, on le soupçonne d'être à l'origine de la création de Kronos, un trojan destiné à récupérer des informations bancaires en ligne.

Marcus Hutchins, qui s'est fait connaître en mai pour avoir freiné le plus grand piratage à rançon de l'histoire, WannaCry, a été arrêté aux États-Unis pour la promotion d'un autre virus, Kronos.

Marcus Hutchins aurait proposé à la vente sur le dark web ce logiciel de piratage, selon l'acte d'accusation.

L'arrestation avait été prévue bien avant qu'il ne foule le territoire américain, l'acte d'accusation datant du 12 juillet, soit neuf jours avant l'arrivée d'Hutching aux Etats-Unis. Il avait été conçu dans le but de dérober les identifiants bancaires et s'était répandu en Angleterre en Pologne en Allemagne au Canada et en France. L'ONG Electronic Frontier Foundation, qui s'occupe de la protection des droits dans le cyberespace, s'est dite préoccupée par l'interpellation. Sans succès jusqu'à présent.

Enfin, l'ambassade britannique aux USA a également réagi et annone "être en contact avec les autorités locales de Las Vegas suite à des informations concernant l'arrestation d'un ressortissant britannique". D'après eux, il serait maintenant retenu au bureau du FBI à Las Vegas mais personne n'a pour l'instant pu confirmer sa localisation. Marcus Hutchins a trouvé la solution pour contrer le virus et s'est retrouvé propulsé par les médias au rang de "héros malgré lui ", comme il le dit lui-même. Le jeune hacker est accusé par la justice américaine d'avoir fabriqué et diffusé avec d'autres hackers le trojan "Kronos". Sous le pseudo "Malwaretech ", cet expert britannique en cybersécurité a contribué à stopper le virus ransomware WannaCry, une cyberattaque mondiale sans précédent. De la Russie à l'Espagne et du Mexique au Vietnam, des centaines de milliers d'ordinateurs, surtout en Europe, avaient été infectés.

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