Des milliers d'oeufs contaminés par un insecticide et retirés du marché — Allemagne

Les supermarchés néerlandais et allemands retiraient en masse les œufs de leurs rayons, jeudi 3 août, alors que les pertes s'élevaient déjà à "plusieurs millions d'euros", touchés par le scandale des œufs contaminés.

Des oeufs de plusieurs élevages de volailles spontanément signalés à l'autorité sanitaire néerlandaise (NVWA) ont bien été contaminés par l'insecticide Fipronil, ont confirmé des contrôles, selon l'agence de presse ANP. Les entreprises concernées ont également dû informer leurs clients pour qu'ils retirent les oeufs du marché.

A l'origine de l'affaire, des éleveurs néerlandais de volailles ayant fait appel à Chickfriend, une société spécialisée dans l'éradication du pou rouge, qui a employé dans son produit du fipronil, une molécule interdite dans le traitement des animaux destinés à la chaîne alimentaire.

L'Allemagne a exhorté vendredi les Pays-Bas et la Belgique, où l'alerte à d'abord été donnée, à faire la lumière sur le frelatage "criminel" à l'insecticide d'oeufs qui a conduit à des retraits de vente massifs en Europe. "J'attends des autorités compétentes qu'elles élucident (ce dossier) rapidement et minutieusement".

"Le ministre de l'Agriculture Schmidt attendait une notification des responsables en Belgique de manière opportune et complète", a-t-il ajouté. Par ailleurs, selon lui, "un danger pour la santé est pratiquement exclu".

Les teneurs en fipronil constatées dans certains lots d'œufs analysés en Belgique sont, en ce moment, largement en dessous des valeurs seuils convenues au niveau européen.

En grande quantité, cet insecticide est considéré comme "modérément dangereux" pour l'homme par l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Le ministre de l'Agriculture de l'Etat-Région de Basse-Saxe (ouest), le Vert Christian Meyer, avançait hier sur la chaîne ZDF le chiffre de 10 millions d'œufs touchés, contre "au moins trois millions" évoqués la veille au soir par le ministère fédéral de l'Agriculture.

En France, le ministère de l'agriculture a soutenu que le pays n'était pas concerné "à ce jour".

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