5 entreprises françaises "ont reçu des oeufs contaminés" (ministère) — Alimentation

Le scandale des œufs contaminés s'est progressivement étendu à plusieurs pays européens. Et d'après l'organisme, ce composant s'est retrouvé de manière illégale dans un produit utilisé contre les poux dans le traitement des poules pondeuses.

L'Allemagne a exhorté vendredi les Pays-Bas et la Belgique, où l'alerte à d'abord été donnée, à faire la lumière sur le frelatage "criminel" à l'insecticide d'oeufs qui a conduit à des retraits de vente massifs en Europe. Le débat est d'autant plus houleux que les autorités belges savaient depuis juin qu'il y avait "un problème" avec la contamination des œufs, mais avaient gardé le secret pour éviter de gêner le déroulement de l'enquête pour "fraude".

Comment en sommes-nous arrivés là?

La crise s'est ensuite propagée en Allemagne, en Suisse et en Suède, où des millions d'œufs provenant des Pays-Bas, qui comptent près de 50 millions de poules pondeuses, ont été rappelés et détruits.

Ainsi, dès jeudi 3 août des supermarchés néerlandais et allemands ont retiré en masse des œufs contaminés de leurs rayons.

Des millions d'oeufs rappelés aux Pays-Bas et en Allemagne. A ce jour, le taux de fipronil détecté dans leurs oeufs est très faible, en moyenne "dix fois inférieur" au seuil maximal autorisé.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) considère que le fipronil présente une toxicité moyenne mais est susceptible d'entraîner à haute dose des atteintes rénales, hépatiques ou au système lymphatique. Plus de 300.000 poules contaminées, qui atteignaient la limite d'âge de 18 à 24 mois pour la ponte, mais étant de ce fait exclues du circuit de transformation alimentaire habituel, ont déjà été abattues, selon l'organisation agricole néerlandaise LTO. Dénoncé par d'anciens associés, l'homme est soupçonné d'avoir commandé de grandes quantités de Fiprocid, un médicament pour animaux contenant du fipronil, à une usine roumaine.

Selon Danny Coulier, président de l'association flamande des éleveurs de volaille et de lapins, une telle décision ne peut se prendre sans l'approbation de l'Agence pour la sécurité de la chaine alimentaire, l'Afsca en Belgique. Le ministère n'a pas non plus à ce stade été informé de la distribution du produit incriminé.

Le ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation se veut pour l'instant rassurant quant aux risques pour les consommateurs.

Du côté des producteurs d'œufs, le ministère leur a demandé de vérifier leurs approvisionnements. "Toutefois le ministère de l'Agriculture a lancé des enquêtes en étroite collaboration avec les autorités sanitaires belges".

Dans un premier temps, la France a décidé de seulement placer sous surveillance un élevage du Pas-de-Calais "après le signalement par l'éleveur de l'utilisation de ce produit par son fournisseur belge". " Au-delà de la réglementation, les professionnels de la filière appliquent un plan d'autocontrôle strict et la très grande majorité d'entre eux adhère volontairement à une charte sanitaire, exigeant le respect d'un grand nombre de règles d'hygiène en élevage", indique l'interprofession, qui a mis l'accent ces dernières années sur la lutte contre les salmonelles et l'amélioration des conditions de vie des poules en batterie.

A indiqué le ministère de l'Agriculture.

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