Michel Mercier entendu par la justice, l'enquête élargie à sa femme

Une enquête préliminaire, visant un éventuel "détournement de fonds publics", a été ouverte par le Parquet national financier (PNF) le 2 août sur l'homme politique, après sa mise en cause par le Canard enchaîné.

C'est dans ce cadre que l'ancien garde des Sceaux et ses filles ont été entendus mercredi par l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF), à Nanterre (Hauts-de-Seine), comme nous le révélions jeudi.

Le PNF a aussitôt obtenu d'un juge des libertés et de la détention une ordonnance l'autorisant à perquisitionner au palais du Luxembourg.

Selon le Canard, Delphine Mercier habitait alors Londres, alors que son lieu de travail était Paris.

Michel Mercier avait dans un premier temps multiplié les justifications, rejetant toute "intention frauduleuse", et annoncé qu'il remettrait les travaux réalisés par sa fille au Sénat "afin de démontrer l'effectivité de l'emploi". Ironie du sort, le jour même de son interrogatoire, l'Assemblée nationale adoptait la loi de moralisation de la vie publique qui interdit justement... les emplois familiaux.

La semaine dernière, Le Canard enchaîné publiait une enquête concernant le sénateur centriste et les emplois présumés fictifs de deux de ses enfants.

Et le Parisien dans son édition du 11 août révèle que l'enquête s'est élargie à un autre membre de la famille: l'épouse de Michel Mercier. D'autre part, celui de l'épouse du sénateur. On apprend cette fois-ci que Michel Mercier a également employé son épouse en tant que collaboratrice entre 1995 et 2009. Avant de préciser: "Elle s'occupait du courrier, recevait en rendez-vous. Il n'y a rien à cacher, tout est clair", a ajouté l'avocat.

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