Pour la Corée du Nord, Donald Trump est "dépourvu de raison"

Le ton n'a fait que monter depuis plusieurs jours entre les Etats-Unis et la Corée du Nord, qui multiplie les essais de missiles parallèlement à sa tentative de mise au point d'un arsenal nucléaire.

'Il est grand temps que quelqu'un parle haut et fort pour les habitants de notre pays et les habitants d'autres pays', a-t-il déclaré à la presse depuis son golf de Bedminster, dans le New Jersey, où il passe des vacances.

Vendredi, la Chine, alliée du Pyongyang, a tenté de faire retomber la fièvre.

Les sorties du président américain n'ont pas manqué de faire réagir la dictature nord-coréenne, qui a menacé d'un projet de frappe sur l'île de Guam (Pacifique), un territoire américain.

La Corée du Nord a précisé son projet ce jeudi, disant développer un plan de "tir simultané" de quatre missiles de portée intermédiaire vers l'île de Guam d'ici mi-août. "Si la Corée du Nord fait quoi que ce soit - ne serait-ce qu'en songeant à attaquer des gens que nous aimons, ou nos alliés, ou nous-mêmes - ils devront vraiment s'inquiéter".

Réaffirmant que la Chine, principal partenaire économique de Pyongyang, pouvait "faire beaucoup plus" pour mettre la pression sur le régime de Kim Jong-Un, le président américain a affiché sa conviction que les lignes allaient bouger sur ce front. "Ils voleront 3.356,7 km pendant 1.065 secondes et toucheront les eaux à 30 à 40 km de Guam", poursuit KCNA.

La Corée du Nord joue pour le moment un rôle d'Etat tampon entre la Chine et les forces américaines basées en Corée du Sud et au Japon.

Trump a visé plus particulièrement le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un.

"Un dialogue sensé n'est pas possible avec un gars comme ça qui a perdu la raison" a-t-il complété. Les missiles vont survoler les régions japonaises de Shimane, Hiroshima et Koichi.

Pékin n'est pas en mesure de persuader Washington ni Pyongyang de renoncer, estime vendredi un éditorial du Global Times, un quotidien régi par l'Etat et publié par le Quotidien du peuple.

Le général Kim Rak Gyom, commandant du Corps stratégique de l'Armée populaire de Corée (APC), a affirmé dans un discours que le Corps étudiait le plan "de tirs d'encerclement autour de l'île de Guam", qui est à ses yeux "une action pratique pour frapper les bases américaines à Guam".

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