Un mort dans les violences au cours d'un rassemblement d'extrême droite — Charlottesville

Le rassemblement avait été interdit par la police, et le gouverneur de l'Etat américain de Virginie, Terry McAuliffe, avait déclaré l'état d'urgence à Charlottesville.

"On marchait dans la rue quand une voiture, une berline noire ou grise, nous a foncé dessus, elle a percuté tout le monde".

Le président américain Donald Trump a dénoncé samedi la haine qui s'est exprimée et les violences qui ont émaillé un rassemblement de groupuscules d'extrême droite à Charlottesville, en Virginie. "Puis elle a reculé et nous a encore heurtés", a relaté à l'AFP un témoin.

Il n'est pas certain qu'il soit lié aux heurts précédents mais une vidéo diffusée par CNN montre une voiture foncer à grande vitesse dans la foule, puis partir en marche arrière.

"La voiture a foncé sur eux à pleine allure avant de faire marche arrière", précise Philippe Randé sur Twitter.

Le 8 juillet dernier, quelques dizaines de membres du Ku Klux Klan s'étaient déjà rassemblés dans cette ville paisible et pittoresque, très largement surpassés en nombre par les manifestants antiracistes. Une fille au sol a été mutilée.

Les forces de l'ordre ont procédé à un nombre inconnu d'interpellations. "Nous condamnons dans les termes les plus forts possibles cette énorme démonstration de haine, de sectarisme et de violence venant de diverses parties", a-t-il déclaré depuis Bedminster (New Jersey), où il passe ses vacances.

Interpellé par des journalistes, il a refusé de condamner explicitement les mouvements d'extrême droite.

Dans le contexte des affrontements survenus lors d'un rassemblement à Charlottesville, en Virginie, qui ont poussé les autorités locales à décréter l'état d'urgence, la première dame des Etats-Unis, Melania Trump, a prôné la fin des violences.

En effet, les organisations radicales manifestaient pour protester contre la municipalité qui entend retirer d'un jardin municipal la statue du général sudiste, qui a commandé les troupes des Etats esclavagistes durant la Guerre de Sécession (bien qu'étant lui-même opposé à l'esclavage).

"J'ai le coeur brisé par la perte d'une vie", a écrit le maire de la ville, Mike Singer, sur son compte Twitter. D'autres arboraient des symboles nazis.

Craignant des débordements, le gouverneur de l'Etat avait appelé vendredi les habitants à éviter de se rendre à l'événement que ce soit "pour le soutenir ou pour s'y opposer".

Cette fois-ci, la droite nationaliste espérait attirer nettement plus de partisans, grâce à la présence de différents responsables de la mouvance Alt-Right, qui avait soutenu Donald Trump pendant sa campagne.

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