Trump bichonne les extrémistes et brise les rêves de jeunes immigrés

Dans une conférence de presse, le secrétaire américain à la Justice, Jeff Sessions, a argué que le programme DACA (Deferred Action for Childhood Arrivals) devait être " annulé", parce que le président Obama avait tout simplement outrepassé son pouvoir exécutif en le mettant en oeuvre. Et aucun nouveau dossier ne sera accepté à compter de ce jour. Le président américain Donald Trump a mis fin le 5 septembre au programme mis en place par son prédécesseur Barack Obama qui a permis à des centaines de milliers de jeunes sans-papiers de rester aux Etats-Unis.

"Business Roundtable est fortement opposé à la fin du programme DACA sans solution viable de remplacement".

Bref, même si l'administration Trump a indiqué mardi qu'elle attendrait six mois avant d'appliquer sa décision, donnant ainsi aux élus du Congrès le loisir de statuer sur la question, cette nouvelle initiative, qui répond aux vœux de la base la plus conservatrice du président, "élargit un peu plus encore le fossé entre les patrons et Trump", estime Politico.

Il est toutefois loin d'être certain que le Congrès y parvienne.

Le président Donald Trump n'a pas lui-même annoncé ce revirement, qui concerne 800.000 jeunes arrivés aux États-Unis avant seize ans.

"Notre plus grande priorité en réformant le système d'immigration doit être d'améliorer les emplois, les salaires et la sécurité des travailleurs américains et de leurs familles", a-t-il ajouté dans un communiqué. "America First" avait- il martelé sans cesse, durant sa campagne et lors de son arrivée à la Maison-Blanche, en janvier dernier.

De son côté, Microsoft qui explique employer "39 Dreamers", se dit aussi "déçu " par cette décision, que le groupe considère comme "un gros recul pour le pays tout entier". De nombreuses voix républicaines l'avaient d'ailleurs mis en garde plusieurs fois contre la tentation de tirer un trait définitif sur ce vaste programme qui assurait une vie décente à de très nombreux jeunes.

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"En tant qu'Américains, nous ne tenons pas les enfants légalement responsables des actes de leurs parents."
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Tout d'abord, Barack Obama qui a jugé cette décision "cruelle". La majeure partie de Sillicon Valley était vent debout contre une remise en cause du Daca.

Les 250 Dreamers qui travaillent pour Apple sont situés dans 28 États aux États-Unis. "Ils méritent notre respect et une solution digne des valeurs américaines", avait tweeté dimanche Tim Cook, PDG d'Apple.

Le président américain a décidé de mettre fin à une aide accordée à quelque 800.000 immigrés, originaires pour la plupart d'Amérique Latine. Tout en rappelant sa détermination à lutter contre l'immigration clandestine, le gouverneur insistait sur l'importance que "ces enfants soient autorisés à poursuivre leur rêve américain ".

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