Nouvelles sanctions drastiques en vue à l'ONU contre la Corée du Nord

La position de la Russie et de la Chine sur ce projet de résolution, à la portée atténuée lors des négociations menées au siège new-yorkais des Nations unies, reste incertaine.

Dans sa version initiale, préparée par les États-Unis à la suite de l'essai nucléaire nord-coréen du 3 septembre, il prévoyait entre autres un embargo pétrolier, une suspension des exportations textiles nord-coréennes et un gel des avoirs ainsi qu'une interdiction de déplacement de Kim Kong-un. Ces embauches seraient soumises à une autorisation du Conseil de sécurité.

"Les mesures qui seront prises causeront aux États-Unis la plus grande des souffrances et des douleurs de toute leur histoire", a ainsi lancé à Washington un porte-parole du ministère nord-coréen des Affaires Étrangères dans un communiqué relayé par l'agence de presse officielle KCNA.

Baik a indiqué que Séoul projette de voir s'il imposera ou non des nouvelles sanctions unilatérales contre le Nord après avoir pris en compte la décision de l'ONU.

Il faut dire que de nouvelles sanctions lui pendent au nez, suite à son missile qui a carrément survolé le Japon fin août et surtout à son sixième essai nucléaire effectué il y a un peu plus d'une semaine.

Une enquête des Nations unies publiée en 2015 a accusé le régime nord-coréen d'obliger quelque 50 000 ressortissants à travailler à l'étranger, principalement en Chine et en Russie, afin de récupérer des devises. C'est notamment le cas sur la situation des travailleurs expatriés en Corée du Nord ou encore sur l'inspection, au besoin par la force, de navires soupçonnés de transporter des cargaisons interdites par l'ONU.

- Diatribe nord-coréenne - A quelques heures de la mise au vote du projet de résolution américain, la Corée du Nord a exprimé haut et fort son opposition à ce qui constituerait un huitième train de sanctions internationales contre Pyongyang.

L'objectif de l'ONU est de pousser le régime nord-coréen à négocier avec la communauté internationale sur ses programmes nucléaires et conventionnels, jugés menaçants pour la stabilité internationale.

La dernière résolution en date du Conseil de sécurité contre Pyongyang date du 5 août dernier.

Il n'a guère encore produit d'effets, étant trop récent et alors que les conséquences de sanctions ne peuvent intervenir que sur le long terme, lorsqu'elles sont respectées.

Dans une interview au Journal du dimanche (JDD) à paraître le 10 septembre, l'ancien Premier ministre portugais, en poste depuis le 1er janvier, a déclaré: "La question centrale est bien sûr d'obtenir de la Corée du Nord qu'elle arrête son programme nucléaire et balistique et qu'elle respecte les résolutions votées par le conseil de Sécurité".

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