Poutine met en garde contre "une catastrophe planétaire" — Corée du Nord

La Chine est de loin le premier partenaire commercial de la Corée du Nord puisqu'elle représente 90% de son commerce extérieur.

Le président américain souligne enfin que la Chine a eu, selon lui, peu de résultats dans ses efforts pour convaincre Pyongyang de freiner ses programmes nucléaire et balistique. Outre la pression militaire, les États-Unis comptent essentiellement sur l'adoption de mesures " les plus fortes possible " contre Pyongyang.

Le président russe a martelé que les sanctions contre la Corée du Nord n'étaient plus efficaces.

"Le mépris flagrant de la République populaire démocratique de Corée (RPDC) pour les accords internationaux et pour les résolutions contraignantes du Conseil de sécurité de l'ONU, ainsi que la logique de confrontation qui guide ses agissements, hypothèquent les chances d'une paix durable dans la péninsule coréenne et mettent en péril la paix et la sécurité internationales", déplorent-ils.

L'envoyé japonais, Koro Bessho, a déclaré: "Le Japon souligne la nécessité pour le Conseil d'adopter rapidement une nouvelle résolution avec d'autres mesures de sanctions solides".

L'essai nucléaire réalisé par la Corée du Nord a été fermement condamné par Vladimir Poutine et son homologue sud-coréen Moon Jae-in, lors d'un entretien téléphonique, a communiqué le service de presse du Kremlin. La proposition de "suspension contre suspension" prévoit la suspension des essais nucléaires et de missiles par la Corée du Nord en échange de la suspension des manœuvres conjointes par les Etats-Unis et la Corée du Sud.

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a déclaré vendredi qu'il était prématuré de tirer des conclusions sur la version définitive du projet américain de résolution.

La chef de la diplomatie de l'UE, Federica Mogherini, prépare de nouvelles sanctions en réponse au dernier essai nucléaire de la Corée du Nord, qui viendront compléter les sanctions envisagées à l'ONU, a-t-elle annoncé jeudi à Tallinn.

L'unité internationale sur le dossier nord-coréen commence déjà à se fissurer.

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