La Turquie avertit que le référendum au Kurdistan irakien "aura un prix"

Le secrétaire général de la Ligue arabe (LA) Ahmed Aboul-Gheit a appelé dimanche à l'organisation d'un dialogue direct entre le gouvernement irakien et la région autonome kurde pour régler leurs différends.

Le 7 juin, le président kurde Massoud Barzani a annoncé son intention d'organiser un référendum sur l'indépendance du Kurdistan irakien le 25 septembre.

A l'issue du vote, les députés présents se sont levés pour entonner l'hymne kurde, tandis que plusieurs brandissaient des drapeaux sous les applaudissements. Ce scrutin est également critiqué par des pays voisins tels que l'Iran et la Turquie qui comptent une importante minorité kurde sur leur territoire.

A l'issue d'un vote à main levée, le vice-président du Parlement du Kurdistan, Jaafar Aimenky, a annoncé que le référendum se tiendrait à la date prévue après "un vote à l'unanimité" des 65 députés ayant voté " sur 68 présents. Ce vote, a-t-il encore précisé, "impose au Premier ministre de prendre toutes les mesures pour protéger l'unité de l'Irak et d'entamer un dialogue sérieux" avec les autorités de la région autonome. Après plus de trois années de combat pour chasser les djihadistes qui ont un temps tenu près d'un tiers de l'Irak, le pays revient aux problématiques confessionnelles et ethniques d'avant l'EI.

Jeudi, la Turquie a averti que la tenue du référendum "aura un prix", une opposition susceptible de compromettre la viabilité d'un éventuel Etat kurde car le Kurdistan irakien tire l'essentiel de ses recettes de l'exportation de pétrole via un pipeline arrivant au port turc de Ceyhan.

Le 25 septembre, environ 5,5 millions de Kurdes sont appelés à se prononcer pour ou contre l'indépendance du Kurdistan irakien qui bénéficie depuis 1991 d'une autonomie qui s'est élargie au fil des ans.

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