Restriction des visas américains pour quatre pays refusant des expulsions

Donald Trump le 9 juin 2017.

Cette décision a été prise par l'administration américaine contre la Guinée à laquelle elle reproche d'avoir refusé ou retardé le rapatriement de ses ressortissants jugés illégaux sur le territoire américain après leurs sorties de prison.

En Guinée Conakry, les États-Unis n'emmettront plus de visas touriste, business ou étudiant aux diplomates et aux membres de leur famille immédiate qui font leur demande à l'intérieur du pays.

L'ambassade a rappelé que si le gouvernement américain constate le "refus d'un pays en particulier d'accepter ou de retarder de manière déraisonnable le retour de ses ressortissants, le secrétaire d'Etat doit ordonner aux officiers consulaires de suspendre la délivrance des visas" jusqu'à ce que son collègue à la Sécurité intérieure l'informe que le pays en question a accepté le retour ces individus. Il s'agit notamment de la Guinée-Conakry, de la Sierra Léone et de l'Erythrée qui totalisent près de 3 700 émigrés clandestins au pays de l'Oncle Sam devant être expulsés.

Depuis quelques mois, les autorités américaines invitaient leurs homologues Guinéens à assumer leur responsabilité en rapatriant les ressortissants de leur pays astreints de quitter le territoire américain. "Les frais de demande de visa ne seront pas remboursés", avertissent les américains.

En février, l'ambassadeur de la Guinée à Washington, Mamady Condé, avait fait part d'"une pression terrible" que l'administration américaine exerçait sur les ambassades concernant cette affaire d'expulsion des personnes indésirables.

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