Les islamistes du Bangladesh appellent à la guerre contre la Birmanie — Rohingyas

La dirigeante birmane Aung San Suu Kyi, mise en cause dans les violences qui ont contraint à l'exode près de 370.000 musulmans Rohingya, ne participera pas à l'Assemblée générale des Nations unies qui s'est ouverte mardi à New York.

Son porte-parole a annoncé mercredi que la dirigeante birmane a annulé son déplacement à quelques heures d'une réunion du Conseil de sécurité qui doit discuter, à huis clos, de la crise des Rohingyas. Précisant qu'elle "n'a jamais peur de faire face aux critiques ou aux problèmes".

Le cabinet du premier ministre a soutenu mercredi que M. Trudeau avait insisté auprès de Mme Suu Kyi pour que les leaders militaires et civils du pays prennent une position ferme afin de mettre un terme aux violences, qu'ils protègent les civils et qu'ils permettent aux agences des Nations unies et aux organismes humanitaires de venir en aide aux Rohingyas. Pressée de s'exprimer par la communauté internationale, mais devant maintenir un précaire équilibre dans ses relations avec la très puissante armée birmane, Suu Kyi prononcera finalement le 19 septembre un discours télévisé sur la situation au Rakhine.

Le Bangladesh a limité samedi les déplacements des Rohingyas réfugiés sur son sol leur interdisant de quitter des zones délimitées près de la frontière avec la Birmanie que plus de 400.000 ont fui. Le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, Zeid Ra'ad Al Hussein, a évoqué lundi "un exemple classique de nettoyage ethnique". L'an dernier, pour sa première intervention à la tribune de l'Assemblée générale des Nations-Unies, la "Dame de Rangoon" avait promis de "s'opposer fermement aux préjugés et à l'intolérance".

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