" "De retour en France, le journaliste Loup Bureau " soulagé " et " très fatigué "

Après cinquante et un jours de détention en Turquie, le journaliste Loup Bureau a retrouvé la France, dimanche 17 septembre, et s'est dit " très soulagé d'être revenu " à sa descente de l'avion le ramenant d'Istanbul, qui a atterri à Roissy peu avant 9 heures.

Cette libération, intervenue dans la foulée d'une visite du chef de la diplomatie Jean-Yves Le Drian à Ankara, est "un grand soulagement", s'était "réjoui" le président Emmanuel Macron. Le président français avait demandé à son homologue turc Recep Tayyip Erdogan "sa libération rapide" à la fin du mois d'août.

Transporté du tarmac au pavillon d'honneur en minibus, le journaliste a été accueilli par sa famille, ses amis et la ministre de la Culture Françoise Nyssen.

Loup Bureau de retour sur le sol français. Je tiens à saluer le courage dont a fait preuve le journaliste orvaltais pendant sa détention, et la détermination manifestée par ses proches et nombreux soutiens pour préserver, jour après jour, le contact avec lui, sans rien lâcher.

Il raconte ne pas avoir été maltraité physiquement "mais il y a eu des menaces, des intimidations". En prison "j'ai été bien traité, j'avais de quoi manger, les gardiens étaient à ma disposition", a-t-il ajouté.

Le reporter indépendant avait en effet été accusé d'appartenance à une organisation terroriste armée lorsque des photos le montrant en compagnie de combattants kurdes syriens avaient été découverts en sa possession à la frontière turco-irakienne. La décision d'expulser le reporter a été prise vendredi soir par le tribunal turc, sans que les poursuites judiciaires ne soient levées. "A partir du moment où il était en prison, les choses se sont normalisées", a, pour sa part, dit son père, Loïc Bureau. C'est son père, Loîc Bureau, qui qui parlera de sévices physiques et psychologiques. "S'il devait être condamné il pourrait faire l'objet d'un mandat d'arrêt qui l'empêcherait de travailler dans le reste du monde", a dit à l'AFP Christophe Deloire, secrétaire général de Reporters sans frontières (RSF) qui a fait campagne pour sa libération.

La Turquie occupe la 155e place sur 180 au classement 2017 de la liberté de la presse établi par Reporters sans frontières, une situation qui s'est particulièrement dégradée depuis le coup d'Etat raté de juillet 2016.

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