La prévision de déficit public revue à la baisse

La Banque de France et l'OCDE tablent pour leur part sur une hausse de 1,6% du produit intérieur brut pour 2017 et 2018. "La formule d'aujourd'hui, qui est l'augmentation du point d'indice, ça fait 2 milliards d'euros de dépense publique mais très peu d'augmentation de pouvoir d'achat pour chaque agent public", a-t-il estimé.

"C'est un peu mieux que ce que nous avions donné en première indication aux parlementaires parce que la croissance est légèrement meilleure", a-t-il dit sur France 2. Les précédentes prévisions tablaient sur un déficit de 3% du PIB cette année et 2,7% l'an prochain. Le projet de loi de finances, qui sera bientôt en discussion au Parlement, fixera comme objectif de faire 16 milliards d'euros d'économies l'an prochain, au lieu des 20 milliards jusque-là annoncés.

Pour mémoire, le gouvernement a annoncé début juillet une baisse drastique de la...

Sa baisse sera rendue possible par la nouvelle révision à la hausse, à 1,7%, de la prévision de croissance de l'économie française pour 2017 - fixée initialement à 1,5% puis révisée à 1,6% cet été, celle pour 2018 restant calée à ce même niveau de 1,7%.

Outre l'impact positif de la croissance sur les recettes, Bruno Le Maire et son homologue en charge de l'Action et des Comptes publics Gérald Darmanin, voient aussi dans la baisse plus marquée du déficit "l'effet des mesures de redressement prises par le gouvernement cet été", avec l'annulation d'une série de crédits.

Le ministre a par ailleurs assuré que le gouvernement prévoyait de baisser " la dépense publique de 0,7 point du PIB en 2018, sur un objectif de trois points d'ici à 2022", un objectif qui passe par une " réflexion sur les missions et l'efficacité du service public ".

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