Référendum en Catalogne : 38 blessés

Mais malgré les interventions policières des citoyens ont quand même voté par endroits, selon des journalistes de l'AFP.

"Moi je reste dormir ici, en principe avec mon fils aîné", a déclaré à l'AFP Gisela Losa, une mère de trois enfants rencontrée dans l'école primaire Reina Violant, du quartier de Gracia, à Barcelone, occupée par des parents d'élèves.

Des milliers de Catalans tentent ce dimanche de voter lors d'un référendum d'autodétermination interdit par l'Espagne.

Plusieurs dizaines de personnes ont été blessées dimanche en Catalogne alors que la police s'est heurtée aux manifestants installés devant les bureaux de vote.

Bien que les autorités espagnoles n'épargnent aucun effort pour empêcher la tenue du référendum en Catalogne, des urnes et des bulletins de scrutin ont été mis en place dans certains bureaux de vote, indiquent les utilisateurs des réseaux sociaux et les médias.

Il a affirmé que l'exécutif catalan disposait d'un "recensement universel" qui permettrait aux électeurs de voter dans n'importe quel bureau de la région. Car les indépendantistes catalans peuvent revenir en arrière, ils ont 24 heures pour le faire, en exigeant plus de Madrid, comme une totale gestion de la fiscalité, ce qu'avaient obtenu les Basques qui n'envoient plus à Madrid leurs revenus fiscaux et les utilisent pour développer leur région. Il a finalement voté dans le village de Cornella del Terri.

Le gouvernement du conservateur Mariano Rajoy était décidé à l'interdire, soulignant qu'il est contraire à la Constitution, comme en France, en Italie ou en Allemagne.

Brandissant le drapeau national rouge, jaune, rouge, ou le portant comme une cape sur les épaules, ils criaient "la Catalogne fait partie de l'Espagne", des refrains des supporters de football comme "je suis espagnol, espagnol, espagnol", ou "on va se les faire". Elle serait suivie selon lui d'une phase de "transition" où il négocierait le départ de la Catalogne, une négociation dont Madrid ne veut pas entendre parler.

Elles inquiètent beaucoup d'Espagnols qui sont pour la première fois descendus dans la rue par milliers samedi pour protester contre le référendum jugé non représentatif.

"Nous devons terminer ce processus comme nous l'avons commencé, pacifiquement", avait estimé de son côté Carles Puigdemont.

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