Macron dénonce un "bordel" en Corrèze : la CGT de GM&S atterrée

Face à la polémique naissante, le porte-parole de l'Élysée, Bruno Roger-Petit, a déploré une "citation tronquée sortie de son contexte". Et s'il n'a visé personne directement, le successeur de François Hollande semble avoir fait référence aux 150 salariés et ex-employés licenciés d'un équipementier automobile qui ont perturbé sa visite en se heurtant aux forces de l'ordre.

Volonté assumée de rompre avec la langue de bois ou maladresse?

Selon des proches du président de la République, Emmanuel Macron "assume sur le fond" ses propos tenus en Corrèze tout en reconnaissant qu'il n'aurait pas dû utiliser le mot "bordel", un "mot familier", dans le cadre d'un déplacement officiel. Retour sur les dernières polémiques en date. Rappel des faits: le président de la République visite l'Ecole d'application aux métiers des travaux publics et les salariés de l'entreprise GM & S de La Souterraine, dans la Creuse, profitent de sa présence pour manifester leur colère et leur désarroi face à la situation de leur usine. "Je pense qu'on peut aussi avoir l'objectif en politique (...) c'est le cas d'Emmanuel Macron, d'arrêter la langue de bois et d'oser nommer les choses", rétorque Christophe Castaner.

Mais une phrase de son discours ne passe pas inaperçue. "Après "ceux qui ne sont rien" "fainéant", le " bordel".

" Ce propos est terrible et indigne mais tellement révélateur de la pensée macroniste", réplique Marine Le Pen.

Du côté de La France insoumise, le parti de Jean-Luc Mélenchon, le député du Nord Adrien Quatennens a estimé que "chercher du boulot, Macron ne sait pas ce que c'est".

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