Qu'est-il arrivé au roi Salmane à l'atterrissage en Russie?

"Nous attendons le roi en visite le 5 octobre", a indiqué M. Ouchakov, sans donner plus de détails. Ce document ouvre ainsi la voie à l'achat de S-400, un puissant système antiaérien acheté récemment par la Turquie, membre de l'OTAN, suscitant des critiques de Washington, en plus de systèmes antichars ou lance-roquettes.

Par la suite, le roi Salmane a été accueilli à sa descente d'avion par une délégation conduite par le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Mikhaïl Bogdanov. "Et maintenant, tout dépendra du contact personnel entre les chefs d'Etat", a-t-elle souligné. Il a déclaré qu'il souhaitait une " nouvelle impulsion " dans les relations avec l'Arabie saoudite.

Des divergences opposent Moscou et Ryad sur le plan diplomatique, notamment sur les conflits au Yémen et en Syrie. "Évoquant un échange " franc " sur la situation au Proche-Orient et en Afrique du Nord, Sergueï Lavrov a assuré que les deux dirigeants partageaient " la nécessité d'aboutir à un dialogue respectueux entre toutes les parties intéressées pour régler ces problèmes ". Cette tendance a été favorisée en particulier par leur rôle moteur dans l'accord entre grands producteurs de pétrole permettant d'enrayer l'effondrement des prix qui a frappé de plein fouet leurs économies.

Le roi saoudien Salmane ben Abdelaziz Al Saoud est arrivé mercredi à Moscou pour la première fois de l'histoire des relations bilatérales entre les deux pays afin de s'entretenir avec Vladimir Poutine. Peu après, en juillet, un accord entre rebelles syriens, soutenus par l'Arabie saoudite et l'armée russe, était conclu au Caire pour l'instauration d'une zone de " désescalade " dans l'enclave de la Ghouta orientale, près de Damas, en Syrie.

La lutte contre les mouvements terroristes reste une tâche primordiale dans la résolution de la crise au Moyen-Orient, ont souligné au cours de leur rencontre à Moscou le Président russe Vladimir Poutine et le roi saoudien Salmane ben Abdelaziz Al Saoud. Vladimir Poutine, qui a rencontré mercredi à Moscou son homologue vénézuélien Nicolas Maduro, dont le pays est un autre grand producteur de pétrole, a jugé possible une prolongation au-delà de 2018 de cet accord, censé expirer en mars prochain.

Édition: