La compagne du tueur de Las Vegas s'inquiétait pour sa santé mentale

Stephen Paddock, 64 ans, a abattu 58 personnes en tirant sur le public d'un concert de musique country à Las Vegas dimanche et en a blessé des centaines.

Photo d'identité de Marilou Danley, AFP.

Elle dit s'être inquiétée que "ce voyage inattendu puis l'argent ait été une manière de rompre" avec elle, mais n'avoir jamais soupçonné que son compagnon "planifiait des violences contre quiconque". Pour la sœur de Marilou Danley, ce timing est loin d'être une coïncidence: "Je suis sûre qu'elle ne sait rien, comme nous".

Marilou Danley, la compagne de Stephen Paddock, a affirmé dans une déclaration lue le 4 octobre par son avocat à Los Angeles qu'elle ne connaissait Stephen Paddock que comme un homme "gentil, attentif, tranquille" avec qui elle imaginait son avenir. Il l'a envoyée au loin.

D'après le quotidien Las Vegas Review Journal, une ordonnance pour un anxiolytique, de type valium, médicament qui peut générer un comportement agressif, aurait été prescrite en juin au tueur. Le shérif de Las Vegas a confirmé que les possibles indices d'une maladie mentale étaient étudiés par les enquêteurs. Insistant sur la préméditation d'une attaque "bien pensée", Joseph Lombardo a relevé qu'il était "troublant qu'il ait été capable de déplacer autant de matériel sans assistance", "on peut se dire qu'il a bénéficié d'aide à un moment donné".

D'après les enquêteurs, il était par contre présent à Las Vegas, une semaine avant la tuerie, dans une chambre d'hôtel avec vue sur un autre concert en plein air.

Selon ce qu'affirme TMZ, le tueur de Las Vegas avait réservé deux chambres au Blackstone Hotel de Chicago du 1er au 6 août 2017.

Comme à chaque fusillade de masse, le débat sur l'encadrement des ventes d'armes à feu a été relancé, plusieurs voix démocrates réclamant haut et fort un débat de fond et des initiatives législatives fortes. "Personne ne devrait posséder un dispositif qui transforme un fusil semi-automatique en l'équivalent d'une mitrailleuse", a déclaré le démocrate David Cicilline, en introduisant à la chambre un projet de loi qui bannirait un tel système. "Monsieur et Madame Amérique, l'heure est venue de se dresser".

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