"Une Coupe du monde est sacrée, il faut prendre" — Deschamps

Toute mauvaise surprise enverrait les Bleus en barrage, en novembre.

Didier Deschamps s'est offert un record en Bulgarie. Tout se jouera donc mardi. "Mais après la sortie de N'Golo Kanté, on a modifié notre façon de jouer". La deuxième mi-temps est plus laborieuse. C'est un événement planétaire, c'est le must quand on est footballeur. L'envie est là comme tout le monde, j'aurais préféré que les trois (de devant) aient été très bons.

Léquipe de France se déplace, samedi (20h45), à Sofia pour le compte de la 9e journée de qualifications à la Coupe du Monde 2018.

" La meilleure façon de gagner, c'est avec la manière et la maîtrise, mais ce n'est pas toujours le cas". Après, je suis lucide. Les à-côtés, la petite histoire qui pourrait, qui sait, nourrir la grande, celle du résultat: on saute sur Rabiot (et sur lui seul) quand il a le ballon parce qu'il n'a pas la même facilité technique que les copains, on cherche des crosses à Corentin Tolisso parce qu'il a le sang chaud... bah, c'est du foot aussi. Aujourd'hui, plus que l'organisation ou l'animation, ce sont les choix de joueurs du sélectionneur qui interpellent. Ça fait partie de l'apprentissage. J'ai beaucoup de joueurs offensifs avec des qualités qui sont certes différentes. Si la qualification est en bonne voie, le jeu déployé et les schémas proposés interpellent de plus en plus. Mais on travaille là-dessus et il faut du temps pour créer des automatismes. Avec toutes les qualités qu'il possède, et il en a énormément, tout ne se fait pas du jour au lendemain. Il n'a pas fait son meilleur match, mais il n'a que 18 ans. Il dépend des autres aussi. Ce qu'il a vécu samedi va lui servir dans sa progression. En revanche, il est encore très loin, et ne le rejoindra sans doute jamais, de Jacques Santini, qui, de 2002 à 2004, a remporté 78,57% de ses matchs sur le banc des Tricolores. Autour de nous, la ferveur est là depuis des années. Ils ont aussi fait ce qu'il fallait pour cela. Mais si ce succès peut donner, à première vue une vague impression d'exploit, il se heurte à une réalité moins brillante: les Bleus ont souffert jusqu'au bout, alors qu'ils auraient dû finir en se frisant les moustaches comme le premier sosie de Trifon Ivanov venu. Moi, en tant que joueur, j'ai connu des ambiances spectatrices.

Les Bulgares se sont alors dits: on va tirer un peu sur les marges. Les gens ont besoin de s'identifier et de partager ces moments.

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