États-Unis: tensions entre Donald Trump et ses principaux conseillers

Habitué à dénoncer quotidiennement ce qu'il considère comme des " fake news " des médias, Donald Trump est allé plus loin, ce mercredi, en remettant en cause le droit d'une chaîne de télévision à émettre. "Donald Trump, qui aurait été qualifié dans son dos de " débile " (" moron ") par son secrétaire d'Etat, a riposté mardi dans une interview, affirmant qu'il avait un QI supérieur à celui de Rex Tillerson.

Au cours de cette rencontre, Donald Trump aurait souhaité une augmentation importante de la réserve d'ogives nucléaires, après avoir vu un graphique démontrant qu'il y en avait plus de 32 000 à l'époque de la guerre froide, et environ 4000 aujourd'hui. "De la pure fiction", a commenté Donald Trump, avant de comparer NBC à CNN, en termes de " fake news ".

" Avec toutes ces fausses informations provenant de NBC, à quel moment est-il possible de questionner leur licence? Mauvais pour le pays!", a-t-il indiqué.

Citant trois personnes présentes à cette réunion, à laquelle assistaient la plupart des proches collaborateurs du chef de la Maison blanche, NBC affirme que Donald Trump aurait alors déclaré qu'il voulait revenir à l'arsenal nucléaire d'antan. "Et je peux vous dire qui va gagner", lance Trump.

L'information a été démentie par le président américain et son secrétaire à la Défense, James Mattis.

"La Maison-Blanche a, depuis, suggéré que le président ne faisait qu'une blague". "Ils ont eu une très bonne réunion un peu plus tôt dans la journée et ils travaillent ensemble pour mettre en œuvre le programme du président", a-t-elle ajouté.

Il a ensuite précisé devant la presse qu'il n'avait pas demandé un décuplement des armes nucléaires américaines mais une modernisation de l'arsenal.

À l'inverse, le secrétaire d'État a par exemple nuancé le discours offensif de Donald Trump auprès des dirigeants de l'OTAN.

Dans une période d'intense activité diplomatique, entre les vives tensions avec la Corée du Nord et l'annonce imminente de la position américaine sur l'accord nucléaire iranien, le président des États-Unis n'aurait-il pas affaibli un personnage central de son administration ?

" Le président parle en son nom personnel", avait rétorqué Rex Tillerson.

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