Les Etats-Unis annoncent leur retrait de l'UNESCO — Monde

Israël a annoncé jeudi se retirer de l'Unesco comme les Etats-Unis à cause du parti pris anti-israélien, selon lui, de l'organisation onusienne devenue un "théâtre de l'absurde".

D'après la radio française, le département d'Etat américain a cependant émis le vœu de conserver un statut d'observateur, " en lieu et place de leur représentation à l'agence onusienne basée à Paris ". Le retrait ne sera effectif qu'à compter du 31 décembre 2018, conformément aux statuts de l'Unesco, a-t-il ajouté.

"Cette décision n'a pas été prise à la légère", explique le département d'Etat américain dans son communiqué. Israël en a annexé la partie orientale et palestinienne après la guerre des Six Jours et proclame tout Jérusalem sa capitale "indivisible". Ils avaient ainsi arrêté de participer à son financement en 2011 après que l'agence a admis les Palestiniens parmi ses Etats membres. Mais ils continuaient depuis à siéger au Conseil exécutif de l'Unesco. Les Etats-Unis se retirent donc une nouvelle fois après l'avoir fait entre 1984 et 2003, même s'ils conservent leur présence en tant que simples observateurs.

Pour l'anecdote, les Etats-Unis comptent 23 sites inscrits au patrimoine mondial, culturel ou naturel. Or Hébron, qui abrite la mosquée d'Ibrahim et le tombeau des Patriarches, est située dans les territoires palestiniens occupés. Le pays qui était à l'origine de la fondation de l'Unesco l'abandonne à un moment difficile pour l'organisation, aggravant par-là sa situation.

Ce retrait des Etats Unis intervient quelques semaines après le discours de Donald Trump devant l'Assemblée générale des Nations Unies.

L'ambassadeur d'Israël auprès des Nations unies, Danny Danon, avait salué la décision américaine comme le début d'une "nouvelle ère". "C'est une perte pour le multilatéralisme".

Dans son communiqué, Irina Bokova dresse un inventaire de mesures prises par l'Unesco en partenariat avec les Etats-Unis contre l'anti-sémitisme. Il s'agit en effet d'Audrey Azoulay, l'ancienne ministre de la Culture de François Hollande. L'Egypte et l'Arabie saoudite notamment s'en inquiètent même s'ils ont largement revendiqué le poste pour leur groupe, qui ne l'a jamais occupé. Ces valeurs, ces idées font partie de l'ADN de la France mais aussi de l'ADN des Etats-Unis.

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