Macron annonce une loi pour mieux rémunérer les agriculteurs — Alimentation

Le président Emmanuel Macron au Marché d'intérêt national (MIN) de Rungis (Val-de-Marne) mercredi 11 octobre, durant son discours face aux professionnels de l'agriculture et de l'agroalimentaire. Cependant, Emmanuel Macron n'a fixé aucune date, seulement qu'elle devrait être présentée au premier semestre 2018.

Le chef de l'Etat a demandé que ce nouveau mode d'établissement des prix prenne effet dès les négociations commerciales annuelles qui démarrent en novembre. "Je suis favorable au relèvement du seuil de revente à perte pour les produits alimentaires et l'encadrement des promotions", a-t-il dit, "mais je vous demanderai d'ici à la fin de l'année de donner plus de visibilité, de conclure pour la fin de l'année des plans de filières". Le seuil de revente à perte est le prix minimum en dessous duquel les distributeurs n'ont pas le droit de vendre.Produits bio. Le changement de paradigme passe par un "arrêt " de certaines productions, qui ne correspondent plus au goût des consommateurs " et ne s'inscrivent pas dans la concurrence internationale, a ajouté Emmanuel Macron". "Je souhaite que nous mettions un terme très clair à ce qui est devenu une dérive ".

Quelques instants après les déclarations du Président, la présidente de la FNSEA Christiane Lambert a acté la reprise de certaines mesures issues des Etats généraux de l'alimentation, "où nous retrouvons beaucoup des solutions que nous avons portées ". Il était temps, car c'est peu dire que depuis leur lancement, le 20 juillet dernier à Bercy, les EGA patinaient, paralysés entre le conservatisme de Stéphane Travert, le ministre de l'Agriculture et le volontarisme de Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire. "Nous modifierons la loi pour inverser la formation du prix qui partira du coût de production", a déclaré le chef de l'État à mi-parcours des États généraux de l'alimentation. "Le seuil de revente à perte qu'on relèverait seul serait une forme de chèque en blanc", a-t-il déclaré.

Les annonces du Président interviennent alors que, ces dernières semaines, le distributeur Michel-Edouard Leclerc a créé la polémique en accusant les États généraux de préparer une hausse " de 5 % à 15 % " des prix à la consommation.

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