Donald Trump refuse de "certifier" l'accord nucléaire iranien

Avec cette décision, le Président américain prend le risque de mettre le feu dans un Moyen-Orient déjà bouillonnant.

Par ailleurs, Donald Trump a annoncé de nouvelles sanctions "dures" contre les Gardiens de la révolution, l'armée d'élite iranienne.

Ali Larijani, le président du parlement iranien, a déclaré vendredi que toute initiative des États-Unis contre un accord nucléaire avec l'Iran serait une "insulte" envers l'ONU parce que les Nations unies avaient données leur bénédiction à l'accord. Sans améliorations, "ce sera la fin de l'accord", a-t-il lancé dans un discours prononcé à la Maison-Blanche. "L'Iran est gouverné par un régime fanatique" et est "l'un des principaux soutiens au terrorisme" dans le monde, a-t-il taxé.

Emboîtant le pas à Israël, le royaume saoudien a salué à son tour la "stratégie ferme" du président américain contre son rival chiite.

"Le président des Etats-Unis a beaucoup de pouvoirs, pas celui-là", a insisté Federica Mogherini, rappelant que la position américaine sur cet accord était maintenant dans les mains du Congrès.

La majorité républicaine ne semblait pas prête à réimposer des sanctions et donc endosser la responsabilité de saborder cet accord soutenu par les autres grandes puissances mondiales. Paris, Berlin et Londres ont déclaré rester "engagés" dans l'accord sur le nucléaire iranien. "Nous, chefs d'Etat et de gouvernement de la France, de l'Allemagne et du Royaume-Uni, prenons note de la décision prise par le Président Trump de ne pas certifier de nouveau, devant le Congrès, le respect [de l'accord] par l'Iran [.] nous sommes préoccupés par les implications qui pourraient en résulter", peut-on lire dans le communiqué conjoint du Premier ministre britannique Theresa May, de la chancelière allemande Angela Merkel et du président français Emmanuel Macron. Ryad a, en revanche, salué les propos de Donald Trump.

Il a estimé que l'accord qui vise à empêcher l'Iran de se doter de la bombe atomique est "l'un des pires" qui soit.

"Nous proposons une voie qui comblera les lacunes de l'accord nucléaire tout en maintenant l'administration dans l'accord", a expliqué Bob Corker, président de la commission des Affaires étrangères du Sénat. Assurant que la République islamique d'Iran était plus forte que jamais, il a fait savoir que son pays ne céderait pas aux pression d'un pays étranger. M. Tillerson a déclaré que Donald Trump demandera aux élus de présenter un projet de loi qui rétablirait automatiquement des sanctions levées dans le cadre de l'accord si l'Iran franchissait l'une des nombreuses zones gâchettes nucléaires et non nucléaires.

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