UNESCO : La fille d'André Azoulay désignée nouvelle DG

La Française a été choisie par le conseil exécutif avec une courte majorité, 30 voix contre 28, face au Qatari Hamad bin Abdoulaziz Al-Kawari. En outre, il sillonne le monde depuis plus de deux années pour s'assurer le plus de voix, alors qu'Audrey Azoulay a déposé sa candidature in extrémis en mars dernier. Les pays arabes ont aussi de leur côté revendiqué fermement la direction générale, pointant que leur groupe n'avait jamais occupé le poste.

La bataille a cependant été âpre pour prendre le leadership d'une organisation déjà fragilisée par ses dissensions et ses difficultés économiques, et à laquelle les Etats-Unis et Israël avaient porté "un coup dur" avec l'annonce jeudi de leur départ, selon la directrice générale sortante de l'organisation, la Bulgare Irina Bokova. Sans attendre le résultat de l'élection, Washington et Tel Aviv ont voulu ainsi exprimer leur exaspération face à une organisation qu'ils accusent d'être anti-israélienne. Elle va diriger une institution en crise, abandonnée jeudi par les Etats-Unis et Israël.

Durant son mandat de ministre de la Culture et de la Communication entre février 2016 et mai 2017, Mme Azoulay a notamment mis en place un plan d'action en faveur du patrimoine en danger dans les zones de conflit et œuvré pour l'organisation par la France et les Emirats Arabes Unis d'une conférence internationale sur le patrimoine culturel en péril en décembre 2016 à Abou Dhabi, avec le concours de l'UNESCO.

"Pour honorer ses slogans nationalistes, Trump a choisi de faire le sacrifice de l'Unesco, c'était la décision qui coûtait le moins cher".

Vendredi, Berlin a dit souhaiter " une Unesco forte ".

"Nous mettons tous nos espoirs dans le ou la futur (e) secrétaire général (e) et attendons que cette nouvelle personne à la tête mène les réformes de l'organisation", a-t-il ajouté.

Édition: